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  • Danse et clown, une action de sensibilisation avec Lucile Guin et Francis Albiero

Informations pratiques …

Pour poursuivre le travail avec la compagnie Flex, nous proposons aux jeunes du territoire de 12 à 25 ans, une action autour de la danse et du clown afin de les sensibiliser aux expressions chorégraphiques, de les inscrire dans un processus de création et de favoriser les échanges entre pratique amateur et professionnelle.

Grâce aux financements de la Direction Régionale des Affaires Culturelles Grand Est, nous sommes en mesure d’inviter des jeunes à participer à une action de médiation autour de la danse et du clown avec Lucile Guin (chorégraphe) et Francis Albiero (Clown)

Cette action a démarré en octobre 2016 du lundi 24 au vendredi 28 pour se poursuivre en février 2017 du lundi 20 au mercredi 22 février et à partir du 10 avril 2017, et se clôturer à partir du 21 août 2017.  Il aboutira à une ou plusieurs présentation(s) au public dans le cadre du Festival Mouvements de Rue qui aura lieu du mercredi 30 août au samedi 2 septembre 2017.

Les artistes …

  • Lucile Guin (chorégraphe)

Lucile Guin fait d’abord du classique, du jazz et du hip-hop et découvre la danse contemporaine à 18 ans. Dès ses premières expériences de compagnie au sein de la compagnie Taille Unique (Françoise Chedmail), elle découvre le partage avec des comédiens, des plasticiens, des musiciens… S’en suivront plusieurs projets dans lesquels la relation avec d’autres artistes est présente (entres autres : Flûtes et reflux avec deux flutistes, les lectures chuchotées au casque avec un comédien-lecteur au sein de la compagnie Enfin le jour, le projet Bodies in Urban Spaces de Willi Dorner regroupant danseurs, circassien et voltigeurs)

Avec Aurore Gruel, elle explore un nouveau type de travail basé sur une écoute sensible de l’environnement extérieur. Elle danse dans Telidos (Louis-Michel Marion, violoncelliste, et Annabelle Dodane, altiste) et aussi dans la nuit qui marche sur la nuit avec l’ensemble de Jazz Bernica Octet. 

Titulaire du diplôme d’état de professeur de danse contemporaine, elle donne aussi des cours et anime des stages pour danseurs amateurs de tous âges et tous niveaux. En particulier, elle travaille depuis plusieurs années avec les étudiants de l’Université de Lorraine dans le cadre de création chorégraphique. 

  • Francis Albiero (Clown)

Diplômé du Centre National des Arts du Cirque en 1993, il a consolidé son apprentissage pendant dix ans à travers diverses expériences artistiques (théâtre, cirque, danse contemporaine). Entre 2005 et 2007, il enchaîne deux créations clownesques avec des musiciens : Cruelles confidences d’un clown ordinaire avec Benoit Dangien, et Helmut et Champion avec Ivan Gruselle. Sa reflexion sur cet art aboutit, en 2008, à la mise en place du projet « Chantiers de clowns ». Dans la même logique, il réalise avec Philippe Azoulay (ex Mac Loma) « La Conférence des clowns ». 

En janvier 2010, aidé par Annick Savonnet, il crée « Le Fruit », un solo égocentrique sur la limite troublante entre le clown et son auteur (plus de 150 représentations à ce jour). En juin 2010, il est à l’origine du premier festival international de clowns du Grand Est : Clown in Progress à Esch-sur-Alzette en collaboration avec le Théâtre d’Esch, la KulturFabrik et le parc du haut fourneau U4.

En janvier 2011, il imagine un son et lumière clownesque qu’il réalise à l’hôtel Lillebonne de Nancy. En novembre 2013, il fait partie de « Les Morts qui touchent », la dernière création de Jean Boilot au Nest – CDN de Thionville (57). En juin 2014, il créée « 4ème Gong » spectacle sur le temps qui passe à partir du poème de Charles Baudelaire « Horloge ! » en collaboration avec Annick Savonnet, Michel Dalaire et la Compagnie Les Objets perdus et en octobre 2016, création de « On a repeint Rossinante », Rêverie autour du roman de Don Quichotte en collaboration avec Annick Savonnet, Claude Magne (chorégraphe) et la Compagnie Les Objets perdus.

Parallèlement à son travail artistique, il s’implique dans la transmission, accompagnant de jeunes clowns dans leur démarche de professionnalisation lors d’ateliers sur Nancy notamment.

Note d’intention du projet autour de la danse et du clown …

Lucile Guin (chorégraphe) et Francis Albiero (clown), ont entamé un travail sur la figure du monstre (voir création ci-dessous). Nous souhaitons partager cette recherche avec les jeunes de cet atelier. Par le biais de la danse et du clown, ils vont essayer de voir comment parvenir à se décaler de son personnage social pour mieux s’approcher de sa réalité profonde et peut-être s’approcher du monstre. Il s’agira d’avancer en douceur pour sentir les étapes de transformation, le but est de faire sentir chacun à son niveau de ses possibilités d’écoute, d’expressivité et d’interprétation physique et vocal. Puis chacun sera libre libre d’explorer son propre chantier, jusqu’à obtenir une petite former qui sera présentée fin août.

Les jeunes feront l’expérience des différentes étapes de la création : recherche de matière, élaboration d’une écriture, interprétation et affiner celle-ci au plus près de sa limite personnelle. 

La Princesse elle t’emmerde (titre provisoire) …

Deux artistes, un clown et une danseuse, croisent leur art respectif pour explorer la figure du monstre dans notre société du XXIème siècle. Il ne s’agit pas de faire revivre la Bête du Gévaudan, le Cyclope, le loup Garou, ou d’autres créatures d’antan mais de se pencher sur le monstre que chacun d’entre nous porte en soi.

Depuis la nuit des temps, des artistes convoquent leur monstre intérieur pour le plaisir du public. Qu’est-ce qui, chez ces créatures, fascine tant les foules? Quand un artiste s’écarte des normes de la société et qu’il descend dans ces zones à risque sur une scène, dans la rue ou dans n’importe quel lieu de représentation, qu’est ce qu’il montre de l’humanité?

Pourquoi l’homme moderne comme celui de l’antiquité a tant besoin de venir voir le monstre?

Pour répondre à ces questions, Ils vont se tourner vers un travail sur l’exploration de leurs limites, sur la transe, sur l’animalité, l’exacerbation des émotions, et surtout sur l’expressivité corporelle dans nos arts respectifs.

L’originalité de ce projet tient dans ce duo. L’art du clown selon Francis Albiero nécessité de respecter l’unité de temps et de lieu dans la narration. le clown est un personnage réel, concret dans l’instant présent face à son public dont il n’ignore pas l’existence. L’écriture chorégraphique selon Lucile Guin traite les situations de façon métaphorique. La danse est alors la mise en corps des émotions vécus au plus près des tribulations de la chair.

Annick Savonnet, metteur en scène de cette aventure, est au centre de ce croisement, et assure le lien du propos avec la narration finale.