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Diffusion en partenariat

26 octobre 2018 – Compagnie Kalijo – « Memb’oo » – Saison de la Danse

« Memb’oo !! est une chorégraphie, théâtrale, acrobatique qui met en jeu le corps et les représentations que nous en avons, concernant « ces êtres à part », « étranges étrangers », que sont les personnes âgées, « nos vieux » et les personnes handicapées physiques. Memb’oo !! joue sur des figures, des corps emblématiques pour nous inviter à =  aller au delà de l’emblème et du masque. La pièce met en scène et interroge leurs attributs particuliers : fauteuil, déambulateur ; ce sont leurs outils-partenaires de vie,ces véhicules qui « dérangent »généralement le regard des autres car ils mettent mal à l’aise leur sont indispensables et vitaux, ils ne résistent pas longtemps sans eux.

Crédit photo: : Sophie Khamvongsa, Alain Destrieux

La chorégraphie théâtralise des rencontres apparemment improbables; de celles qui dépassent nos imaginaires communs et collectifs, de celles qui sont suffisamment à la marge, pour nous permettre d’en faire des miroirs de nos réalités intimes. Des corps contraints, coincés, cassés, prisonniers de l’objet indispensable, de l’âge, de la situation sociale, de la solitude et surtout de l’image qu’ils véhiculent. Un, puis deux, puis plusieurs personnages emblématiques se laissent entraîner par la musique, le son, des duos s’engagent… Armature d’acier et contact charnel … De l’impossible, du rejet, de la lutte, au dé-chaînement, à la trouvaille, au dépassement : au delà des interdits et des limites, histoire d’évasions, les « jambes de substitution » deviennent  camarades de jeu, partenaires de danse, le temps d’un mambo…

Memb-oo !! tente donc d’interroger par une histoire simple, nos sociétés soi-disant plus tolérantes, plus ouvertes sur le monde grâce aux nouvelles technologies : l’handicapé et le vieux ne sont pas des étrangers comme les autres, eux ne sont pas assez performants. Où en sommes nous vraiment face à l’intime, à l’existentiel du hors norme ? Pourquoi la question de l’intimité et de la sexualité chez les personnes handicapées et âgées restent-elles tabous ? Parce qu’elles nous renvoient à nos propres tabous, nos propres fantasmes. »

 

10 et 11 Novembre 2018 – Itinéraires Chorégraphiques

Deux visitées guidées « chorégraphiques » au Musée de la Guerre et de la
Paix de Novion Porcien.

 

13 et 14 Décembre 2018 – Compagnie Didier Théron – « Le jeune homme et la mort »

« Le jeune homme et la mort »
Cette pièce est conçue comme un drame – une femme et deux hommes – sur la symphonie chorégraphique Daphnis et Chloé – Maurice Ravel 1912. La présence de la mort liée à la jeunesse traverse l’actualité de notre temps, facteur commun d’une autre époque, celle de la première guerre, dont on panse encore les blessures : plus que jamais appréhender le réel, questionner l’Histoire et notre époque pour comprendre.

Son propos est la réalité de trois parcours celui de trois jeunes gens, à tour de rôle et ensemble sur le plateau, dont la danse s’inscrit dans le cercle, celui du temps qui s’écoule et des spirales dans lesquelles ils sont emportés et nous entrainent. Soutenu par une physicalité qui touche aux extrêmes, une expressivité assumée, le ton de la pièce est à l’image de notre époque, profonde, pathétique, enthousiaste et ironiquement tragique.

Cette pièce, d’environ 15 minutes, est construite autour de la composition du Boléro de Ravel, déclinée sous trois formes chorégraphiques. Le chorégraphe a choisi cette œuvre pour son principe simple de composition, pour sa dimension culturelle et son inscription dans la mémoire collective.

 

8 février 2019 – Compagnie Accord des Nous – « Pulse » – Saison de la Danse

 

« Intime et intimité Chaque geste est ancré au sein de notre passé, de notre vécu. Nos mouvements sont donc le reflet du plus profond de nous. C’est l’expression de notre intimité. Mais il faut distinguer deux notions.
– L’intime qui est non partageable car trop peu clair à soi-même. C’est notre intériorité qui pourrait se dévoiler instinctivement ou par nos pulsions à travers nos mouvements.

 – L’intimité qui a suffisamment pris forme pour chacun d’entre nous pour qu’il soit possible de le proposer à autrui. Si l’idée d’intimité est soulevée : Quand est-il de communiquer son intime ? De donner à voir aux autres ce qui nous  définit. Nous faisons des choix, nous modifions nos comportements, nous adaptons notre attitude.Sommes-nous prêts à nous dévoiler ? Que laissons-nous accessible aux autres ? Quel rapport avons-nous aux autres ? PULSE explore le rapport à soi, à l’estime de soi et aux autres, c’est-à-dire l’image que nous pensons renvoyer, l’image que nous renvoyons et l’image qui est perçue.

Extimité
Comment nous percevons-nous ? Comment sommes-nous perçus ? Qu’est-on prêt à montrer aux autres ? Ces questions mettent en avant le concept d’extimité. Ce concept est né dans les années 2000 suite aux émissions de télé-réalité. Il se définit comme un désir de rendre visible certains aspects de soi jusque-là considérés comme relevant de l’intimité, de communiquer sur son monde intérieur. Le désir d’extimité nous amène à faire passer l’intimité vers la sphère privée puis public ou directement à la sphère public (à travers internet en particulier avec les réseaux sociaux : Tweeter, Facebook, Instagram, Snapchat…). C’est un mouvement qui pousse chacun à mettre en avant une partie de sa vie autant physique que psychique. Mais ce mouvement serait incompréhensible s’il ne s’agissait que « d’exprimer ». Si les gens veulent extérioriser certains éléments de leur vie, c’est pour mieux se les approprier en les intériorisant. C’est la création d’une intimité plus riche. PULSE créé un dialogue triangulaire entre son estime de soi, son intimité et son extimité. »

 

23 Avril 2019 – Faustin LINYEKULA / Studios KABAKO – « Statue of Loss »

Le 13 octobre 1923, Firmin Lerclercq, président des Volontaires Congolais, écrivait à Paul Panda Farnana, ancien combattant, premier congolais à accéder à un double diplôme universitaire en Belgique et en France et fondateur de l’Union congolaise, qu’il prenait bonne note du souhait de ce dernier de voir érigé à l’embouchure du fleuve Congo un monument aux combattants congolais de la première guerre mondiale…
Décédé dans des conditions mystérieuses sept ans plus tard, Paul Panda Farnana n’aura pu mener à bien ce projet.

Faustin et Flamme continuent un compagnonnage commencé il y a plusieurs années pour rendre hommage aux soldats africains qui ont combattu au siècle dernier dans les deux guerres mondiales…
A travers des mots, des courriers, des rapports officiels ou un fragile enregistrement miraculeusement réchappé d’un camp de prisonnier en Allemagne, ils tentent de redonner une histoire, un visage, un nom à quelques-uns d’entre eux, à cette trentaine soldats congolais qui furent enrôlés pour combattre sur les champs de bataille belge pour une nation qui les avait asservis…
Cent ans plus tard, que demeure-t-il du souvenir de ces hommes sacrifiés dans l’effort de guerre belge à des milliers de kilomètres de chez eux, en Europe, mais aussi sur le continent africain ? Quelles places ont-ils dans les événements et célébrations qui marqueront les 100 ans de la sale guerre ? Quelle reconnaissance reste-t-il de leur sacrifice et de ceux de leurs frères quelques vingt ans plus tard, sinon le fantôme d’un monument qui ne vit jamais le jour, une stèle, une statue des perdus, une rumeur…

 

 

 

 

Evénements qui ont eu déjà eu lieu:

15 septembre 2018 – Compagnie ManOk – « Eudoxie » – Itinéraires Chorégraphiques 

Danse butô & univers sonore

Œuvre chorégraphique et musicale créée par Man’Ok et Cie pour les villages détruits lors de la Grande Guerre.

« Sur treize villages bombardés, saccagés, seuls deux ont été reconstruits à proximité. Les onze autres, abandonnés et désertés, ont finalement été classés en « zone rouge » apres la guerre, du fait des dangers encourus par les personnes qui auraient souhaité y retourner vivre. Trop de bombes, trop de morts, humains et animaux, qui en ont fait un lieu pollué. La « Verdunisation », terme apparu pour définir la dépollution de l’eau par traitement au chlore gazeux, n’a pas suffi.

Ces onze villages tenteront de laisser une trace. Des arbres seront plantés, au milieu de pierres éparses, des chapelles, des ouvrages commémoratifs, des nécropoles érigées.

Aujourd’hui s’y côtoient ruines recouvertes par la nature et ses forêts, et des monuments tentant de préserver ce qui reste du souvenir. Des pancartes de rue ou de place matérialisent ce que furent ces villages. Des écriteaux signalent les activités qui y étaient pratiquées (maire, école, boulangerie, charron, café, épicerie,..).

Eudoxie, oubliée dans les pierres, enfouie dans les racines, reprends vie ans plus tard. Les ruines des villages sont ensevelies par la forêt, couvertes de terre et d’humus. Le Paysage apaisé nous protège contre les souvenirs de désastre humain.

Eudoxie tente de se rappeler. Sa mémoire se perd dans les souvenirs lointains. Perdue trop jeune dans une histoire qui ne lui appartenait pas et qu’elle voudrait oublier. Arrachée trop jeune à une histoire qu’elle aurait aimé poursuivre, mais qui lui a été enlevée.

Eudoxie erre entre ses songes et la réalité de son village déserté, autrefois plein de vie. »

6 octobre 2018 – Compagnie AirBlow – « Sit Down » – Nuit Blanche

Sit down !

Duo de portés acrobatiques dansés. 9 minutes

« Être seul ou à deux, dans les pas de l’autre ou chacun dans son coin, ce duo explore de manière subtile les rencontres de la vie, et sublime la relation de deux partenaires. Un duo de portés hors du commun qui invite à accepter l’autre et s’asseoir… »

Avec Victor Launay et Viola Di Lauro.

 

 

13 octobre 2018 – Compagnie Manjushree / Koracorps – Saison de la Danse

« La Danse des sabres »  Cie Manjushree

Un spectacle écrit et conçu par Manjushree Pradhan

« Des secousses puissantes secouent la terre du Népal et une nouvelle colline voit le jour à Swayambunath (Népal) à la grande stupéfaction des habitants. Ces évènements vont engendrer la rencontre entre une petite fille au grand cœur et un être magique qui l’entraîne dans un voyage initiatique dans plusieurs mondes ou cosmos, transe et danse les plongent dans une puissante métamorphose.

Un conte écrit d’après les témoignages pris au Népal après les tremblements de terre. Une histoire et des danses traditionnelles pour guérir du traumatisme et continuer à grandir grâce à la quête initiatique d’un enfant guidée par la nature végétale et animale. Chaque évènement de la vie développe l’intuition, la compréhension et la connaissance à condition de voir et d’entendre, de savoir apprendre humblement et de toujours se relever. Un monde invisible qui revit et s’épanouit grâce au monde visible et sensible »

« Elle était libre, D’aller et venir, Jusqu’à hier » Cie Koracorps

Au plus loin des souvenirs de l’artiste, elle a toujours aimé voir les femmes danser durant
les mariages au Maroc. Elle avait l’impression de voir l’indicible…l’extase inavoué.

Les éclats de rires des femmes et l’acte de danse dans le jeu sophistiqué des cérémonies marocaines, étaient pour elle les seuls indices de transmission des différents pouvoirs féminins. La danse, qu’elle soit improvisée, codifiée ou présente sous forme minimaliste dans la gestuelle s’exprime avec force.