ORMONE « ICEBERGS »

Du 13 mai
au 15 mai 2026

Pôle Culturel - Sedan

En résidence de création pour le projet « ICEBERGS ».

PIÈCE CHORÉGRAPHIQUE POUR 4 INTERPRÈTES.

CRÉATION : 1er octobre 2026 au Nouveau Relax – Scène conventionnée de Chaumont

ICEBERGS

Il n’y a rien de moins présent qu’un iceberg : masse dérivante, d’une élégance fragile dont la plus grande part demeure invisible. Dès l’instant qu’il se détache du glacier d’où il naît, l’iceberg voyage, dans un monde hostile et fascinant, vers sa disparition. ICEBERGS est une métaphore du vivant, de ce qui affleure et de ce qui se dérobe. Sur scène, quatre danseurs, danseuses évoluent dans un espace en constante transformation. Ils, elles explorent leurs propres mues, leurs relations et jouent avec nos perceptions, nos croyances ainsi que nos imaginaires. Leurs mouvements interrogent notre regard : où se porte-t-il ? À ce qui est pleinement exposé, à la lisière, ou aux zones d’ombre ? Que regardons-nous vraiment ?

La lumière accompagne les métamorphoses : du noir vers l’éblouissement, elle trouble, désoriente, révèle. Elle éclaire les zones d’ombre, ce qui est enfoui, fossilisé avec nous.

 

La pièce se construit comme un récit spatial, fait de strates, d’empreintes et de matières accumulées. Le corps des danseurs en est l’échelle. L’espace devient relation, co-présence, ICEBERGS aborde une esthétique du lien, dans un monde qui dérive.

 

À travers des constellations qui se tissent et se délient, la danse révèle des fragilités, des forces invisibles et des cheminements partagés. ICEBERGS invite à déplacer le regard pour vivre une traversée sensible, où la danse devient un espace de rencontre et de célébration du vivant.

Dans cette création, Aurore Gruel quitte le plateau pour ouvrir un nouvel espace de collaborations nouvelles et renouvelées.

 

« Au fond, l’iceberg fascine parce qu’il incarne une suite de paradoxes insolubles. Il éveille autant l’espoir que le désespoir. Ses formes solides disent d’abord qu’elles vont durer. Elles suscitent un désir de permanence. Puis elles s’érodent et montrent qu’elles sont vouées à s’effacer. Le bloc est éphémère. D’une part, il se sculpte lui-même, il modifie ses allures et ses aspects en peu de temps. Sa capacité à se réinventer captive. D’autre part, il rappelle le caractère fugace de l’existence et empêche toute véritable consolation… Les Icebergs sont les miroirs des histoires personnelles autant que des mythes de conquête. Ils exacerbent la sensibilité des Modernes qui revient sans cesse vers elle-même. L’esthétique du sublime est une esthétique d’humains qui parlent à d’autres humains. » – Olivier Remaud, Penser comme un iceberg

Direction artistique : Aurore GRUEL
Chorégraphie : Aurore GRUEL
Interprétation : Constance DIARD, Léo GRAS, Cheyenne VALLEJO NUNEZ, Julien-Henri VAN VU DUNG
Scénographie : Olivier BAUER, Floxel BARBELIN
Création sonore : Antoine ARLOT
Création lumière : Olivier BAUER, Floxel BARBELIN
Costumes : Françoise KLEIN, Laurent SICARD